La séance européenne du 30 juin s'est conclue sans vote, le prochain est attendu le 6 octobre. Entre-temps, le dossier s'est tendu : Tesla revendique 5,2 fois moins de collisions qu'en conduite manuelle, Reuters l'accuse d'avoir présenté des données trompeuses, la Suède exige le retrait du Speed Offset, et la France a officialisé son refus.
Le processus avance par reconnaissances nationales successives, plus vite que la procédure européenne.
Le RDW délivre une réception provisoire sous UN R-171 et Article 39 du Règlement 2018/858. Hardware 4 uniquement. Abonnement à 99 € par mois.
Le ministère des Transports juge le FSD non conforme à UN R-171 sur les manœuvres urbaines initiées par le système. Paris attendra la procédure d'examen de la Commission.
Des emails entre régulateurs scandinaves, obtenus par Reuters, montrent des préoccupations communes : excès de vitesse, routes verglacées, contournement du monitoring conducteur. L'ETSC demande le report du vote.
Le RDW expose son dossier devant le comité technique des 27 (TCMV), à huis clos. Aucune décision prise.
Le Swedish Transport Agency annonce qu'il suivra le vote du TCMV. Stockholm quitte l'opposition active.
Deuxième pays européen. Vilnius reconnaît l'approbation néerlandaise sans procédure de test propre.
Troisième pays, même mécanisme de reconnaissance. L'ETSC note que la Belgique et la Grèce sont en voie accélérée.
La Færdselsstyrelsen accepte la réception néerlandaise après revue indépendante du dossier technique. Copenhague faisait partie du front nordique un mois plus tôt. Quatrième pays. Le déploiement aux propriétaires danois a commencé le 11 juin.
La ministre flamande Annick De Ridder signe l'autorisation, cinq jours après la remise du dossier de tests. Le document part au service d'homologation, qui notifiera le RDW. L'autorisation vaut pour tout le territoire belge, Wallonie et Bruxelles comprises. Déploiement attendu sous quelques jours.
Selon l'agence, Tesla a présenté aux régulateurs européens des statistiques de sécurité jugées trompeuses. Les partisans du dossier opposent les tests indépendants du RDW : 1,8 million de km et plus de 1 000 essais documentés.
Une lettre du 30 avril au TCMV, révélée par Electrek, montre que l'administration suédoise des transports exige la suppression de la fonction permettant de dépasser volontairement les limitations de vitesse. À défaut, elle recommande de voter contre.
Une Model 3 décrite comme « en mode conduite autonome » percute une habitation et tue une femme. Le NTSB ouvre une enquête. L'ETSC écrit le 30 juin aux ministres des Transports des États non signataires pour demander de ne pas reconnaître l'homologation néerlandaise.
Selon Reuters, Traficom évalue la reconnaissance du certificat néerlandais et pourrait trancher « après l'été », avant le vote européen. Vue d'ensemble jugée positive, questions ouvertes sur le délai de reprise en main et le Speed Offset. Huitième État membre en instruction active.
L'agenda ne prévoyait qu'une « poursuite des discussions » — deux autres dossiers étaient inscrits pour vote, pas celui-ci. Questions ouvertes : délai de reprise en main, dépassements par faible visibilité, comportement sur chaussée glissante, Speed Offset. Le vote est attendu au TCMV du 6 octobre. Le même jour, les ride-alongs allemands s'achèvent.
Tesla dépose sa demande de reconnaissance auprès du MIT. Le directeur général Gaetano Servedio confirme la réception, « en phase d'analyse » — via un échange LinkedIn relayé sur X, sans communiqué officiel. Signal semi-officiel, à confirmer.
Tesla Europe annonce plus de 50 millions de km parcourus en FSD sur les cinq pays actifs, trois mois après le lancement néerlandais. Chiffre déclaratif, non vérifié par un régulateur.
Le ministre des Transports Philippe Tabarot déclare que « les arbitrages de sécurité ne sont pas encore suffisants pour l'autoriser en l'état ». Pas de rejet de principe : la France refuse la reconnaissance nationale et pousse un cadre harmonisé européen. Deux griefs : la vitesse (le Speed Offset) et l'attention conducteur en environnement urbain.
Le ministre de l'Industrie Jordi Hereu répond sur LinkedIn : pas d'homologation imminente, l'Espagne se coordonnera avec la Commission, la DGT et l'ONU, sans décision unilatérale. Un choix de procédure plus qu'un rejet de fond. Paradoxe relevé par Numerama : Madrid accueillera dans le même temps les premiers essais européens des robotaxis du Chinois WeRide, en partenariat avec Uber — un système autonome de niveau 4, quand le FSD refusé reste un niveau 2 sous supervision.
Sur la période du 10 avril au 26 juillet, Tesla revendique 5,2 fois moins de collisions en mode FSD qu'en conduite manuelle sur les cinq pays actifs. Chiffres non audités par un tiers indépendant — c'est précisément le point que contestent les sceptiques.
Le TCMV d'octobre est la première fenêtre de vote confirmée par plusieurs sources, dont l'agence finlandaise Traficom. Le sort du Speed Offset d'ici là sera le meilleur indicateur : si Tesla le retire pour l'Europe, la Suède et une partie du bloc nordique basculent. Certaines sources évoquent déjà une décision en fin d'année.
État des positions au 10 juin 2026.
Premier pays, le 10 avril. Plus de 10 millions de km parcourus en FSD le premier mois.
Activé le 20 mai par reconnaissance de l'approbation néerlandaise.
Approuvé le 29 mai, même mécanisme. Déploiement en cours.
Approuvé le 9 juin après revue indépendante, déploiement lancé le 11. Ancien membre du front sceptique nordique.
Signature le 10 juin, valable sur tout le territoire. Déploiement lancé dans la foulée.
Projet de loi de reconnaissance annoncé le 20 mai, toujours pas voté. Tesla recrute des opérateurs à Athènes.
Hereu écarte toute reconnaissance unilatérale (23 juillet). Dans le même temps, Madrid accueille les premiers essais européens des robotaxis WeRide, avec Uber.
Ride-alongs terminés le 30 juin, revue KBA en cours. Position procédurale inchangée, sans objection de fond.
Exige le retrait du Speed Offset, sinon recommande de voter contre. Lettre au TCMV révélée le 18 juin.
Tesla en discussion avec le NSAI. Dublin attendra la validation européenne.
Tabarot, 22 juillet : « arbitrages de sécurité pas encore suffisants ». Pas de reconnaissance nationale, exige un cadre européen harmonisé.
Dossier Tesla déposé au MIT le 13 juillet, réception confirmée par le DG Servedio — via LinkedIn, sans communiqué officiel.
Revirement : Traficom évalue une reconnaissance nationale, décision possible après l'été, avant le vote UE. Vue d'ensemble positive selon Reuters (23 juin).
Hors UE, sans droit de vote. Marché Tesla le plus dense d'Europe. Procédure nationale en cours.
Pas de position publique. Suivront probablement le vote du TCMV.
15 États sur 27 et 65 % de la population. Ajustez chaque pays pour tester un scénario.
Deux textes fixent la position française : la réponse écrite du 23 avril, et la vidéo du ministre Tabarot du 22 juillet.
Le 23 avril, le ministère des Transports répond par écrit à une saisine citoyenne : le RDW n'a pas délivré d'homologation européenne mais une réception provisoire valable aux Pays-Bas, et le FSD est jugé non conforme à UN R-171 sur les manœuvres urbaines initiées par le système.
Le 22 juillet, le ministre Philippe Tabarot reprend le dossier lui-même, en vidéo sur la plateforme citoyenne Agora, en réponse à la question d'un particulier : « En France, on considère que ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques, mais que les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l'état. » Deux griefs : la vitesse — dans une zone à 50 km/h, le FSD pourrait rouler à 70 pour suivre le trafic — et la surveillance du conducteur, jugée insuffisante en ville sur les manœuvres complexes : intersections, ronds-points, changements de voie. Le ministre note aussi que « les Pays-Bas ont décidé de déroger au cadre réglementaire international et européen ».
Le refus n'est pas définitif. Tabarot précise que les échanges techniques se poursuivent avec les Pays-Bas, les autres États et Tesla — un représentant du ministère s'est rendu aux Pays-Bas la semaine précédant la vidéo — et affirme que « la France soutient ces technologies », dont le déploiement doit se faire « dans un cadre de confiance ». Il prévoit de réunir la filière du véhicule autonome à l'automne, la France visant ses propres homologations de véhicules autonomes dès 2027.